Ancorotti Cosmetics : plus de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année !

Quelques chiffres résument à eux seuls la progression d’Ancorotti Cosmetics, la firme italienne qui appartient au patron du même nom et qui s’est spécialisée depuis sa création, il y’a quatre ans, dans la fabrication de mascara pour évoluer plus récemment vers une gamme plus large de produits de maquillage (eye liner, Eyeshadow, lipgloss, fond de teint). Un million d’euros de chiffre d’affaires en 2009 pour un effectif d’une dizaine de personnes et…. 20 millions d’Euros cette année pour un effectif de plus de cent personnes. Un véritable tour de force qui n’est évidemment pas dû au hasard. Renato et sa fille Enrica connaissent le métier à fond et sont parfaitement complémentaires, l’un s’occupant plus spécifiquement de la partie industrielle et l’autre du développement et de la création des produits. Analyse….Et pourtant, ce n’était pas gagné en 2009… La plus grande crise économique que le monde occidentale ait jamais connu depuis plus de soixante dix ans venait à peine de commencer.

“Mais, ma fille et moi-même, nous avions bien cerné le potentiel que pouvait représenter ce marché du mascara”, explique Renato Ancorotti. “Vous savez que toutes les enquêtes démontrent qu’il y a un seul produit dont les femmes ne se passeraient qu’en toute dernière extrémité c’est bien le mascara ! Et puis, le mascara est un produit extrêmement complexe à fabriquer et très lié à l’applicateur qu’on utilise. Le mariage entre les deux est très intime. Les marques ont donc besoin d’une grande sécurité d’approvisionnement et d’une garantie totale en matière de qualité ! Et nous leur offrons !”.

Sept bâtiments de production

Il faut dire que la firme n’a pas lésiné sur les moyens industriels pour satisfaire ces besoins. En quatre ans, le nombre d’unités de production et de stockage est passé d’un bâtiment dans l’une des zones industrielles de Crema à sept pour un total de 10 000 m2. Une surface qui va d’ailleurs encore croître l’année prochaine avec 3 000 m2 de plus. Ancorotti Cosmetics ne compte pas moins de dix lignes de remplissage et vient d’accroître depuis quelques semaines sa capacité de 30 000 unités par jour. “Le mascara continue d’être notre fer de lance et représente encore aujourd’hui plus de quatre vingt cinq pour cent de notre activité”, souligne Renato Ancorotti, “mais nous misons également beaucoup sur la technique dite de Back Injection pour la production d’eyeshadow”. La firme italienne aura investi plusieurs centaines de milliers d’euros au cours de ces dernières semaines dans la mise en place de ce type de machines. Neuf machines d’une capacité totale de 40 000 pièces/jour tournent en une équipe dans l’un des sept bâtiments du site de Crema.

Objectif Monde !

Et ce n’est pas fini. Car la firme a bien l’intention d’accroître son influence non seulement sur d’autres créneaux du secteur du maquillage (poudre, fond de teint, etc…), mais continue d’accroître sa zone d’influence dans le monde. D’autant qu’en matière de capacité de production, elle “en a sous le pied” avec plus de 20 % encore disponible. “Il faut dire que les demandes affluent de partout !”, explique Renato Ancorotti. “L’Europe représente près de 80 % de notre clientèle mais le potentiel hors ce continent est énorme ! Une des raisons d’ailleurs pour laquelle nous profitons autant que nous le pouvons de la dynamique des salons qui se développent à l’étranger comme MakeUp in New York et, maintenant, MakeUp in Séoul.” La firme s’enorgueillit d’ailleurs, à juste titre, d’être déjà présente commercialement dans près de vingt pays dans le monde.

Et puis, il y a maintenant Ancorotti SkinCare dont l’unité de production basée dans le nord de Milan va être ré-intégrée dans les semaines qui viennent sur le site de Crema. “Là aussi les perspectives de développement sont particulièrement importantes”, explique Renato Ancorotti. Nous prévoyons 47 % d’augmentation en 2014 et près de 60 % l’année suivante avec un objectif de chiffre d’affaires à l’horizon 2015 qui devrait approcher les 3,5 millions d’euros !”.