Damien Dufresne écrit une nouvelle page du grand livre du maquillage

Damien Dufresne a choisi MakeUp in Paris pour présenter son tout nouveau livre dédié au maquillage, “Skin”. Pendant deux jours, vous pourrez venir le découvrir sur son stand. Une occasion à ne pas manquer pour pouvoir réserver un exemplaire de cet ouvrage unique.

Vous venez de terminer un livre de maquillage dans lequel vous avez réalisé les photos. Pouvez nous en dire plus ?

C’’est un livre dédié au maquillage à paraître aux Editions Assouline fin septembre 2013.
J’’ai effectivement réalisé les maquillages et les photos et je me suis entouré d’une équipe de vrais professionnels.
L’’impression se terminant fin juin nous avons insisté auprès de l’’imprimeur pour pouvoir le présenter aux maquilleurs et aux passionnés de la photo à l’’occasion du MakeUp in Paris 2013.
Et Sandra Maguarian m’’a une fois de plus fait confiance et a eu la gentillesse de me réserver un espace pour présenter ce livre

Quand avez vous décidé de réaliser ces photos vous-même ?

Il y a environ trois ans pour le premier MakeUp in Paris à l’’Espace Pierre Cardin.
Au début, c’’était comme un jeu, comme un défi et petit à petit j’’ai commencé à aimer ça.
Vous savez, en tant que maquilleur, puis directeur artistique, j’’étais toujours à côté du photographe et petit à petit l’’envie m’est venue de tenir ce rôle là aussi.
Il est légitime à un moment, je crois, de vouloir passer de l’’autre côté de l’’objectif.

Cela veut-il dire que vous abandonnez le maquillage ?

Non bien sûr que non, je suis maquilleur depuis trente ans, c’’est un métier de passion et cette passion ne diminue pas, bien au contraire ; les photos que je réalise sont avant tout des photos de maquillage, de mes maquillages.

J’ai d’abord travaillé pendant 20 ans essentiellement «en studio», pour la publicité, les défilés, les peoples.
Ensuite je suis devenu Directeur Artistique d’’une gamme de maquillage appartenant au Groupe Coréen Amore Pacific et notre collaboration a duré 12 ans.
A cette même période j’’ai également travaillé pour des laboratoires tels qu’’Intercos et Gamma Croma.
Aujourd’hui, je forme la force de vente de plusieurs sociétés en France ou à l’’étranger.
Parallèlement, je suis consultant auprès des marques pour la mise au point de textures, de couleurs ou de nouveaux outils.
Je collabore notamment pour l’’Oréal avec la division «Recherche et innovation».

Dans votre livre les maquillages sont très élaborés, très forts, vous allez jusqu’’au maquillage du corps. N’’avez vous pas peur que cela vous éloigne du maquillage au quotidien ?

Non le maquillage «au quotidien» je le connais bien, je le pratique depuis trente ans.
Je photographie aussi des maquillages très légers ou très «beauté».
J’’aime le maquillage sous toutes ses formes, j’’aime aussi maquiller de façon très légère, très transparente.

Après 30 ans de métier, le maquillage arrive-t-il à vous procurer de nouveaux défis ?

Oui, mon premier défit c’’est de continuer à exercer ce métier le plus longtemps possible.
Le défit c’est d’’inventer, d’’innover, de maquiller autrement, d’’avancer, ne pas regarder en arrière.

Quels sont vos projets aujourd’’hui ?

J’’ai beaucoup de projets qui me tiennent à coeœur:

Collaborer avec les laboratoires pour la mise au point de textures, de couleurs, de cahiers de tendances.

J’ai créé dans mon atelier à Paris, qui me sert aussi de studio, un bureau ou nous pouvons réaliser des cahiers de tendances, soit pour les marques soit pour les laboratoires et je collabore avec des maquilleurs de toutes générations et de tous horizons.

Nous avons aussi les capacités artistiques et techniques de réaliser des visuels allant du catalogue au dossier de presse et pourquoi pas des «images de marque».
Nous vivons dans un monde d’’images et je pense que les laboratoires ne devraient pas se limiter à communiquer avec des images «produits» ou «applications» mais aussi avec une véritable «image de marque» créative valorisant leur créations et donnant à leur société un véritable statut de Marque.

Continuer la photo qu’elle soit créative, artistique ou commerciale.

L’’enseignement aussi m’attire, parler du métier de maquilleur, transmettre, partager avec les jeunes générations mon expérience et ma passion pour ce métier.

Maquilleur, c’’est à la fois et un métier de passion, la route est longue, quelques fois difficile avant de pouvoir en vivre, rencontrer les bonnes personnes et faire partie des projets ambitieux et créatifs. Mais, difficile ou pas, ça reste pour moi et pour beaucoup d’’entre nous, le plus beau métier du monde.