La 3D, une réalité industrielle dans le monde de la beauté

Avec une croissance globale de l’ordre de 25% par an jusqu’en 2020, l’impression 3D touche de nombreux marchés, y compris celui du luxe, avec de nouvelles applications qui apparaissent.
La technologie n’est pas nouvelle puisqu’elle a fêté ses 30 ans en 2014. Et alors que cette technologie existe depuis 1984 son marché a mis 20 ans à produire son 1er milliard de dollars. Mais aujourd’hui sa croissance permettra d’atteindre les 20 milliards de dollars en 2020.

Le vendredi 23 juin de 11h15 à 12h, ne ratez sous aucun prétexte la table ronde sur le thème « La 3D, une réalité industrielle dans le monde de la beauté » animée par par Charles-Emmanuel Gounod, Beautyworld Connexions, avec la présence de Arnault Coulet, Directeur de Fabulous.com, agence de conseil en impression 3D, qui présentera, en lien avec le secteur de la cosmétique : les principes techniques de la fabrication additive ; les avantages compétitifs majeurs qu’on peut en attendre ; les chiffres clés du marché ; la question des modéles économiques associés ; quelques « best cases » sectoriels. A noter également la présence d’Andy Gatesy, Chairman et CEO de Toly Products et de Romain Striffling, Directeur Innovation PSB Industries/Texen.

30 ans d’histoire !

Quelques mots d’histoire par Arnault Coulet, société Fabulous…. « C’est le 16 juillet 1984 que le 1er brevet sur l’impression 3D (dite « fabrication additive ») est déposé. Les dépositaires sont français : Jean-claude André, Olivier de Witte, et Alain le Méhauté pour le compte de l’entreprise CILAS ALCATEL. La même année, aux Etats-Unis, le 1er août 1984, c’est l’américain Chuck Hull qui dépose le brevet sur la technique d’impression 3D de stéréolithographie (SLA pour StéréoLithographie Apparatus). Ce brevet donnera non seulement le nom de l’extension du fichier d’impression .stl, mais donnera aussi naissance à une entreprise leader : 3D Systems, géant de la fabrication d’imprimantes 3D. 3D Systems lancera fin 1988 la première imprimante 3D, la SLA-250.
En 1987, le procédé de frittage laser sélectif (ou SLS pour Sintering Laser System) est inventé par l’entreprise DTM corp. Ce nouveau procédé de fabrication additive consiste en la fabrication couche par couche de poudres polymères par frittage laser. En 1988, une autre entreprise américaine, la société Stratasys fondée par Scott Crump, lance sur le marché une nouvelle technologie reposant elle aussi sur le dépôt couche par couche en fabrication additive : le procédé FDM pour Fused Deposition Modeling ou dépôt de fil fondu en français. Cette technique donnera naissance par la suite aux imprimantes domestiques personnelles telles que nous les connaissons aujourd’hui. En 1995, c’est la technologie d’impression 3D métallique ou DMLS (Direct Metal Laser Sintering) qui fait son apparition. La technologie est similaire à celle du frittage laser sélectif mais adaptée au métaux, avec un laser encore plus puissant. En 2003, la société MCor technologies présente un nouveau procédé, le 3DPP (3D Paper Printing). L’impression 3D utilise du papier de format A4 agrégé en couches successives avec une colle spéciale, et couplé avec un lame en pointe de tungstène pour couper la forme. En 2005 la société ZCorporation lance la première imprimante couleur, fonctionnant sur le même principe de quadrichromie que les imprimantes 2D couleurs que nous connaissons. L’impression sur la hauteur en couches successives est rendu possible grâce à une matière de type minérale agrégée par un liant de colle. En 2006 apparaît pour la première fois un projet d’imprimante 3D open source qui ouvrira la voie aux futures imprimantes domestiques : le projet RepRap a été initié dès 2004 par le Dr Adrian Browyer alors professeur en génie mécanique de l’Université de Bath au Royaume-Uni. L’idée à la base de ce projet est de pouvoir construire par soi-même une imprimante 3d en technologie de dépôt de fil fondu.

Le mouvement « Makers » !

C’est le début de ce qu’on a pu appeler par la suite le mouvement « Makers ». À partir de 2011, on voit apparaître des initiatives dans l’impression 3D alimentaire. C’est le cas avec l’impression 3D en sucre rendue possible par des machines fabriquées par exemple par la société américaine The Sugar Lab, rachetée en 2013 par le géant 3D System. En 2012 la firme anglaise Choc Edge lance la première imprimante 3D chocolat. En 2014, l’évolution technologique s’attaque à la contrainte de la taille. La société chinoise Win Su annonce fabriquer des maisons en impression 3D, à bas prix. Le secteur de la construction et de l’immobilier s’intéresse de prêt à ces nouvelles technologies permettant notamment la conception 3D et production de formes difficiles à produire dans des process de construction traditionnels.

Rapidité d’impression multipliée par sept !

En 2015, la société Carbon3D annonce une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de multiplier par 7 la rapidité en impression 3D. Baptisée CLIP, la technologie sur l’utilisation de résine, lumière et d’oxygène pour polymériser l’objet. Ce principe constitue une avancée importante dans le monde de la fabrication additive. »

Le programme du vendredi 23 juin

11h15 – 12h00 « Le 3D; Une réalité industrielle dans le monde de la beauté »
Table Ronde animée par Charles-Emmanuel Gounod, Beautyworld Connexions, avec la présence de :
* Arnault Coulet, Directeur de Fabulous.com, agence de conseil en impression 3D
* Andy Gatesy, Chairman et CEO de Toly Products
* Romain Striffling, Directeur Innovation PSB Industries/Texen