Le “top” de la filière maquillage au rendez-vous de MakeUp in Seoul !

Avec un nombre d’exposants en augmentation de plus de 33 %, la seconde édition de MakeUp in Séoul s’annonce comme le grand rendez-vous de la filière professionnelle mondiale du maquillage en Asie. Car, non seulement, les exposants en provenance de Corée sont en augmentation, mais plusieurs fournisseurs européens et américains seront également présents pour la première fois. CC Kim, Directeur des Ventes Export, Samhwa Plastic Co., Dominique et Eric Bouvier, respectivement Présidente du Conseil d’Administration et Directeur Général, Stand Cosmetics Europe et Thomas Weckerle, Ceo, Weckerle, vous invitent à venir nombreux les 15 et 16 avril prochains à l’hôtel Conrad de Séoul.

MakeUp in…™ : Le marché asiatique du secteur Beauté affiche une croissance toujours aussi importante. Quels sont, selon vous, les principaux atouts dont vous disposez pour réussir sur ce marché aussi compétitif ?

CC Kim : Pour une entreprise coréenne comme la notre les avantages sont les suivants :
1) La vogue du K-POP: Actuellement, l’industrie de la beauté coréenne attire l’attention avec le style K-POP. Ce sera un avantage pour aborder les marchés concurrentiels.
2) Les produits multifonctions (bulk): l’industrie de la beauté coréenne se focalise beaucoup sur le développement de procédés de maquillage simples, en s’appuyant sur les produits multifonctions. La Corée a été la première à lancer d’abord les BB puis les CC Creams dans le monde et on sait le succès qu’elles ont rencontré sur le marché. En s’appuyant sur cette expertise, le secteur de la beauté coréenne introduira de nouveaux produits multifonctions.
3) De nouveaux packaging primaires : les fournisseurs de packagings coréens ont l’habitude et savent répondre aux demandes urgentes de leur clients. Ainsi, ils sont capables de présenter rapidement de nouveaux designs et de nouvelles fonctionnalités correspondants à la demande du client.

Eric Bouvier : C ’est une bonne question ! Je dirais la french touch : en terme de formulation galénique, c’est une sensorialité très attractive, très subtile, qui colle aux attentes des consommatrices, avec une certaine image de la France qui les fait rêver, pour peu que soit soignée la mise en scène des produits ; la recherche de plus de naturel dans l’’allure, le côté soigné mais pas trop apprêté, avec le je ne sais quoi d’’impertinent et la liberté d’’assumer ses défauts pour les tourner en atout devient un modèle (à la française) en Asie. Comme le montre le succès de certains produits, notamment ceux qui coupent court aux rituels de superposition (à la japonaise). Par ailleurs, une compréhension des habitudes de beauté des asiatiques est absolument critique pour développer une offre adaptée.

Thomas Weckerle : Nous sommes une entreprise globale à part entière. Depuis 2010, nous avons un site de production à Hangzhou en Chine où nous fabriquons pour les marchés locaux. Cela nous permet d’être très proches du marché et de comprendre les besoins et les exigences des différents marchés asiatiques.

MakeUp in…™ : Votre présence est internationale. Vous avez donc une vision globale de l’évolution de la demande sur le plan international. Quels sont, selon vous, les principaux critères qui caractérisent les quatre grands marchés mondiaux que sont l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Asie ?

CC Kim : Nous pensons que le marché de la beauté et maintenant sans frontières ni barrières en raison des échanges d’informations constants via les médias sociaux. Le concept de maquillage simple avec des bulk multifonctions et de nouveaux packagings sera la norme dans l’industrie de la beauté, à l’image des fonds de teint «cushions».

Dominique Bouvier : L’Europe est un marché qui tend vers la maturité avec un «consommacteur» averti qui lit les étiquettes et impose désormais la transparence, y compris dans la compréhension des valeurs de l’’entreprise dans sa gestion sociale.
L’Amérique du Nord, marché toujours en croissance avec deux axes : a/ recherche la performance, l’’efficacité au-delà des promesses, au-delà de la cosmétique, rapprochement de la cosmétique avec la dermatologie inversive b/ recherche de finesse, de statut social, de produits culturels qui nourrissent aussi leur intellect. L’Amérique du Sud, marché en croissance mais très grande disparité du pouvoir d’’achat et des règles et pratiques business compliqués en comparaison aux marchés matures encadrés par des lois lisibles. Et l’’Asie, Marché en croissance, avide de nouveautés mais très grand turn-over, pas de fidélité aux marques ; très grandes disparités des produits dans leur forme galénique également selon le climat et l’’exposition aux nuisances environnementales.

Thomas Weckerle : Particulièrement en Asie, les consommateurs ont encore besoin qu’on les aide à découvrir les cosmétiques couleurs. En terme de challenges, l’Europe et l’Amérique du Nord sont probablement similaires : ces marchés recherchent des produits de pointe pour attirer l’attention dans un environnement produit hautement compétitif. Le consommateur recherche des produits multifonctionnels aux meilleurs prix. L’Amérique du Sud doit faire face, de manière positive, à la forte demande d’un marché en pleine croissance. Tous ces marchés exigent une production locale.

MakeUp in…™ : Quelle est votre perception aujourd’hui de ce que sera l’année 2015 dans votre secteur que ce soit en Europe, sur le continent américain et en Asie ?

CC Kim : Le marché asiatique est en recherche constante de nouveaux produits, les marques peuvent ainsi prendre le risque de lancer un nouveau produit beaucoup plus facilement que sur tout autre marché. Ainsi, sur ce marché nous avons la possibilité d’avoir une expérience concrète. Si elle est réussie sur ce marché, les marchés européens et américains pourront en profiter. Donc, nous prévoyons de lancer autant de nouveaux produits et de packagings que nous le pourrons sur ce marché asiatique.

Eric Bouvier : Difficile, mais à notre humble avis, le point «étape majeure» du retournement des modes de consommation avec la prédominance de la prescription via les réseaux sociaux, les démonstrations Web, la prescription par les utilisateurs, le point de vente physique devient «marginal» dans la montée du «j’aime, j’aime pas» le produit.

Thomas Weckerle : En Europe nous nous attendons à un marché égal, alors que dans les Amériques et en Asie, nous prévoyons un marché en croissance.

MakeUp in…™ : La notion de full-service semble de plus en plus présente et souhaitée. Est-ce votre sentiment et, si oui, qu’en pensez-vous et comment vous adaptez-vous à cette situation ? Quels en sont les avantages et, éventuellement, les inconvénients ?

CC Kim : Absolument, je suis d’accord avec vous. Nous avons aussi beaucoup de demandes de clients qui veulent du «full service». Pour cette raison, nous allons élargir nos contacts avec les sociétés spécialisées dans le conditionnement, dans l’OEM et l’ODM. Avec ces partenaires nous pourrons développer des packagings parfaitement adaptés au contenu pour réaliser le meilleur produit possible.

Dominique Bouvier : Oui, on sent tout à fait une tendance vers une nouvelle clef de répartition des rôles : avec d’un côté «la supply chain avec un acteur unique » pour tout ce qui est avant la mise sur le marché, et de l’’autre tout ce qui intervient dans la mise à disposition et la promotion des produits auprès des consommateurs. Cependant c’’est une demande de service qui a un prix et il est utopique de la part des marques de prétendre proposer des produits fiables qualitatifs et luxueux, tant il faut faire intervenir d’’acteurs industriels, tout en imposant une pression très forte sur la marge du façonnier au final.
Il est donc schizophrène de vouloir augmenter la valeur ajoutée par la différenciation qui fait appel aux technologies de pointe innovante pour étonner le consommateur et en même temps réduire les coûts à tout prix. L’’autre contradiction majeure est légale : le responsable de la mise sur le marché, en Europe, doit s’’engager sur la sécurité sanitaire de l’’intégralité du produit mis entre les mains du consommateur ; cette responsabilité n’’est plus assurée dès lors qu’’il y a une rupture d’’information et des zones d’’ombre dans la provenance exacte de la composition chimique des composantes du produit.

Thomas Weckerle : Weckerle offre déjà une solution full service, pouvant même intégrer les études de procédés jusqu’au développement packaging et la production de plastiques. De plus, nous avons des sites de production dans le monde entier, aux Amériques, en Europe et en Asie soutenus par des centres de R & D locaux pour le développement des formules. Ce type de full service « one stop » offre l’avantage de réduire les délais et d’accélérer la mise sur le marché.

MakeUp in…™ : Vous exposez sur pratiquement tous les salons «MakeUp in…™ ». Quels sont, selon vous, et en quelques mots les principaux points forts de ces événements ?

CC Kim : Les salons “MakeUp in…” sont les plus aboutis de tous les salons destinés à l’industrie cosmétique. En outre, l’emplacement du salon est parfait. Paris, New-York et Séoul sont exactement les endroits où SAMHWA veut présenter ses produits. Nous pouvons trouver de nouveaux clients et aussi organiser des rencontres avec nos clients habituels. Les salons “MakeUp in…”, nous permettent de renforcer la relation avec les clients.

Eric Bouvier : Ce sont des évènements courts, très ciblés, très bien préparés par vous-mêmes : nous apprécions votre manière d’’attirer «les clients et prospects potentiels pour l’’exposant» par des événements pertinents, sans rendre le visiteur captif, c’est-à-dire, que vous avez une manière de le mettre «en éveil» et en de bonnes dispositions d‘écoute, de titiller son appétit sans le lasser.
Il n’’y a pas de surenchère de la vitrine de l’’exposant ce qui donne une certaine générosité «imposée» avec le respect mutuel entre concurrents très propice à l’’échange transversal.
Pour nous cela donne un esprit de corps tellement utile face à l’’âpreté des affaires !

Thomas Weckerle : En effet, nous exposons à tous les salons MakeUp. Ces événements proposent à la fois une organisation très professionnelle et un visitorat cible sélectionné, toute en réussisant à conserver une ambiance intimiste et personnelle.