MakeUp in Seoul dans trois mois ! « The place to be »

Plus que trois mois et la seconde édition de MakeUp in Seoul ouvrira ses portes à l’hôtel Conrad. L’occasion pour les principaux acteurs de la filière de s’exprimer sur l’importance du marché Asiatique du secteur du maquillage et du skin-care…. Aujourd’hui, les opinions d’Arabella Ferrari, Senior Vice Président Make-Up Business Unit, Intercos, Gérard Raymond, Président LF Beauty, et Jay Kim, CEO, Cosmax International :

MakeUp in…™ : Le marché asiatique du secteur Beauté affiche une croissance toujours aussi importante. Quels sont, selon vous, les principaux atouts dont vous disposez pour réussir sur ce marché aussi compétitif ?

Arabella Ferrari : Notre plus grand atout sur le marché de la beauté asiatique est sans aucun doute notre capacité d’innovation. Un fort accent porté sur des formules innovantes, une extrême créativité, une expertise marketing, ce style italien unique pour la prévision des tendances continueront à être les moteurs de notre succès en Asie.

Gérard Raymond : Avec nos origines asiatiques/chinoises, nous sommes une entreprise mondiale. Les points clés pour réussir sur un marché sont la créativité, l’innovation et une capacité à mettre une idée en pratique.

Jay Kim : Nos principaux atouts pour réussir sur le marché asiatique de la beauté sont certainement notre forte capacité en R & D et donc l’innovation et notre aptitude à être proches de nos clients, à ne jamais les décevoir et à conserver à chaque instant un état d’esprit tourné vers le service au client.

MakeUp in…™ : Votre présence est internationale. Vous avez donc une vision globale de l’évolution de la demande sur le plan international. Quels sont, selon vous, les principaux critères qui caractérisent les quatre grands marchés mondiaux que sont l’Europe, l’Amérique du nord, l’Amérique du sud et l’Asie ?

Arabella Ferrari : Sur les principaux marchés du monde, on voit une tendance mondiale se dessiner, caractérisée par un accent sur les besoins locaux. Avec l’évolution des médias sociaux, la consommatrice est devenue la protagoniste et, plus que jamais, les produits doivent répondre à ses besoins multiples et uniques. Sur tous les marchés, le produit doit être accompagné d’une histoire authentique qui soit pertinente avec le « narratif personnel » de la consommatrice.

Gérard Raymond : Dans le secteur de la Beauté, depuis l’époque où les premiers fondateurs des marques de beauté l’ont articulée, nous vendons tous une promesse « d’espoir ». Mise à part la personnalisation et l’adaptation d’une idée aux environnements locaux et tendances de ces zones géographiques respectives, l’essence même de notre métier est la fourniture de cette promesse d’espoir, que ce soit en matière de cosmétiques couleurs ou de parfums et aussi sans sous-estimer l’importance du système d’application que ce soit une brosse, un flacon, une palette, etc., etc. Au cœur de tout cela on trouvera l’idée du produit et la capacité à répondre rapidement aux évolutions locales et aux besoins des consommateurs.

Jay Kim : Ce que je peux vous dire, c’est que notre société, pour continuer à se développer, va se focaliser d’abord sur l’Amérique du Nord et l’Europe. L’Amérique du Sud représente certainement une réelle opportunité de développement, mais dans quelques années seulement pour nous. S’agissant du marché asiatique, bien sûr, nous nous y impliquons déjà pleinement.

MakeUp in…™ : Quelle est votre perception aujourd’hui de ce que sera l’année 2015 dans votre secteur que ce soit en Europe, sur le continent américain et en Asie ?

Arabella Ferrari : 2015 sera une année difficile et pleine de possibilités. Il sera plus important que jamais de saisir et de répondre rapidement aux nouveaux besoins et exigences des consommateurs en matière de produits. Nous pensons qu’un accent particulier sera porté sur l’Asie, avec aussi de nouvelles évolutions dans les canaux de distribution.

Gérard Raymond : Dans l’ensemble même si l’environnement économique restera instable, tous les consommateurs, que ce soient les femmes ou les hommes continueront à rechercher des produits qui répondent à leurs besoins. Il y aura un désir croissant pour des ingrédients naturels et des traitements à base de plantes, et particulièrement en Asie les produits qui contiendront ces ingrédients qui s’appuient sur ces aspects seront considérés comme innovants et pourront aussi bénéficier de prix plus élevés. Ceci est valable pour le skincare, les parfums et les cosmétiques couleurs, etc.

Jay Kim : Le marché européen devrait lentement mais sûrement retrouver sa dynamique passée. Il en va de même pour l’Amérique avec une consommation en hausse et par conséquent une croissance de son marché intérieur. La croissance du marché asiatique sera principalement alimentée par la Chine. Nous pensons que le Japon va connaître quelques difficultés.

MakeUp in…™ : La notion de full-service semble de plus en plus présente et souhaitée. Est-ce votre sentiment et, si oui, qu’en pensez-vous et comment vous adaptez vous à cette situation ? Quels en sont les avantages et, éventuellement, les inconvénients ?

Arabella Ferrari : Le full-service est de plus en plus présent et demandé dans ce secteur, dans la mesure ou les produits finis sont renforcés par des concepts et souvent des histoires multiples. Avec en interne, nos équipes créatives design et notre service marketing, nous pouvons offrir à nos clients, des lignes complètes de produits personnalisés avec une innovation packaging forte et un grand intérêt pour le promotionnel. Le full service nous donne aussi la possibilité de travailler plus étroitement avec les marques et aussi de façon plus intégrée.

Gérard Raymond : Il y aura toujours de la demande pour du « full-service » ou du « partial service ». Ceci dépend en grande partie des souhaits des clients, de la façon dont ils tirent, leur épingle du jeu, si ils possèdent des bureaux de sourcing et des équipes locales dans lesquels ils ont investis, etc. Nous pensons qu’à la base, ce qui importe le plus restera la capacité à innover et à offrir à nos clients un service avec une réelle valeur ajoutée qui pourrait prendre diverses formes: du service de proximité, à la conception, en passant par les coûts, les idées, qu’elles soient sous forme numérique, avec nos nouvelles unités d’affichage interactives ou sous forme de concepts produits, entre autres. Dans la mesure où le marché restera toujours compétitif et dynamique, la clé est de pouvoir offrir une réponse rapide en matière d’innovation et qui puisse être mise sur le marché en temps opportun et en collaboration avec nos clients, si nous la possédons tous les deux, les chances de succès seront d’autant plus grandes.

Jay Kim : Le full-service est certainement utile pour apporter de la valeur ajoutée. Dans ce domaine, nous pouvons encore accroître nos capacités en termes de développement produits et de créativité. L’inconvénient est que beaucoup d’investissements sont nécessaires pour y parvenir.

MakeUp in…™ : Vous exposer sur pratiquement tous les salons « MakeUp in…™ ». Quels sont, selon vous, et en quelques mots les principaux points forts de ces évènements ?

Arabella Ferrari : Les salons «MakeUp in…™» offrent une excellente sélection et une variété d’exposants, exclusivement axées sur le maquillage. Ils offrent d’excellentes opportunités d’investir dans de nouveaux endroits et d’explorer les marchés émergents. Les événements sont toujours organisés selon des standards très élevés ce qui rend la participation encore plus plaisante. Nous sommes toujours très impatients de pouvoir voir et participer aux événements «MakeUp in…™».

Gérard Raymond : La capacité à présenter nos idées et nos offres à un public plus large.

Jay Kim : Cela nous permet de rencontrer nos clients et de nous faire mieux connaître dans l’’univers de la cosmétique, de façon régulière. Cela augmente encore plus notre désir de développer des produits innovants et efficaces.

MakeUp in Seoul – 15 – 16 Avril 2015 – Conrad Seoul Hotel